Les femmes

Nutrition :

  • Apprendre à mieux s’alimenter en fonction de ce qu’elles trouvent dans leur village (grâce au programme Nutricartes) C’est une éducation à la santé sous forme de prévention, de prise en charge, de changement alimentaire sans rupture culturelle, de compléments d’information et de transmission. Programme basée sur une journée pour l’hygiène.
  • Suivi et pesée des enfants par notre responsable W.
  • Soutien alimentaire et achats de moulins à grains et à décortiquer pour alléger leur journée de travail.
  • Trop d’enfants sont dénutris et les familles par manque de ressources financières, n’apportent pas l’alimentation indispensable pour la croissance et le développement de l’enfant (programme sur la nutrition et l’hygiène), mais la nécessité d’acheter des farines nutritionnelles naturelles : pour 5oog de farine , le coût est 1 €60 le sachet pour un repas. Aidons les.

Commerces :

  • Ouverture de petits commerces de rue – élevage pour subvenir aux besoins de la famille. Avec cette aide financière, elles progressent dans leur autonomie.
  • Soutenir une femme la création d’un petit commerce : 100 euros ou plus.
  • Soutien artisanat.
  • Ouvrir un petit centre de transformation de fruits et karité.
  • Centre de formation de tissage en 2021. Nous remercions Mr Issa responsable du centre de formation.

Séminaires :

  • Séminaires de trois jours afin d’instruire les femmes et les hommes à réaliser les conséquences dramatiques de la pratique de l’excision et de se protéger contre le fléau du sida.
  • Pour un séminaire de 35 personnes, le coût est de 500 euros (hébergement, nourriture, cahiers, bics, formateurs, carburant, eau, rapport).

« La libération de la femme, une exigence du futur »(Sankara T, le 8 mars 1987).

Elles sont le pilier de la société africaine.

Ces femmes sont belles, dignes, sereines , extrêmement courageuses et téméraires, souvent usées par le temps, leurs nombreux enfants et leurs besognes. Dès que le coq chante le matin, elles sont actives aux tâches quotidiennes et répétitives,toujours gonflées d’une frénésie de paroles, de rires, de chants sous des sourires acceptant sans aucune résignation leurs journées. Elles assurent les tâches ménagères, parcourent de nombreux kilomètres à pied pour récupérer l’eau, le bois, préparer le repas, ce qui veut dire d’abord piler le mil pour le cuisiner, sans oublier l’aide pour les activités rurales, vendre les produits de leur culture ou leurs marchandises (petits artisanats : bonnets tricotés , savons, tissage, etc) au bord des routes ou villes,….en ayant un pagne au milieu des reins portant l’enfant , en se laissant balloter durant des heures, les bras chargés parfois de paniers, dont l’un posé sur la tête en équilibre sous des chaleurs extrêmes selon la saison.

Elles vaquent aux soins primaires et contribuent ainsi à l’entretien de la famille, apprenant à leurs enfants la répétitivité, l’ergonomie des gestes, la pénibilité du quotidien. Elles prennent soins des plus âgées utiles jusqu’à leur dernier souffle, « les vieux » terme d’honneur, gardiens de la tradition, de la transmission, du savoir faire.

Il est très important que les femmes fondent une famille, fierté du couple, porteuse du nom. Très vite, elles ont des enfants et si par malheur, l’enfant ne vient pas, parfois elles sont délaissées.

Les pionnières prennent une part prépondérante et déterminante au développement de leurs villages et génèrent, induisent un plein d’entrain, d’énergie, par leurs simples volontés, résolutions et déterminations. Maintenant, elles peuvent prendre place dans les assemblées publiques de leurs villages. Elles sont très rarement sur la scène politique, mais à travers différentes actions au sein de leurs associations, elles luttent pour qu’elles soient entendues pour mettre fin à l’excision, au mariage forcé, à illettrisme, etc. car beaucoup de petites filles ne sont pas scolarisées, l’inégalité des tâches . N’oublions pas que les traditions, les cultures sont bien présentes. Mais elles se battent pour l’amélioration de leurs situations car toutes ses difficultés freinent l’épanouissement de la femme, car elles ont un faible niveau d’instruction et de ce fait n’occupent pas la place la plus favorable.

Ces femmes, habituées à la dureté de la vie, levées les premières, couchées les dernières, restent humbles tout en ayant ce regard de dignité, et cette force tranquille de survie pour assurer leurs quotidiens en travaillant d’arrache pied sans jamais se résigner, bougonner. Devant les difficultés, leurs devises  » pas de problème ». Elles ont raison et s’attendent à la force divine. C’est une leçon de vie pour chacune de nous.